120px-Flag_of_Romania.svg.pngLA CULTURE ROUMAINE


Conditions historiques


Brève histoire

250px-Tricolore1848.jpgLes populations qui finiront par constituer les Roumains ont une longue histoire, depuis l'apparition des premiers Daces (Thraces du nord), conquis par l'Empire romain, dont la domination va durer 150 ans avant leur retrait à mi-chemin du IIIe siècle. Au sud du Danube par contre, la domination romaine a duré six siècles. Les populations latinophones du bassin danubien et des Balkans, sujettes ou de l'Empire romain d'Orient (au sud du Danube) ou des royaumes « barbares » (au nord du Danube), ne constitueront pas d'État à elles avant 1186, date de la fondation du Royaume des Valaques par les dynasties Deleanu, Caloianu et Asen. Peuplé à moitié par les Bulgares, ce royaume est situé sur les deux rives du bas-Danube avant d'être remplacé, après 63 ans, par des Tzarats bulgares (au sud du Danube) et par des banats roumains vassaux de la Hongrie (au nord du Danube). La fusion et l'indépendance des banats nord-danubiens donne au XIVe siècle des principautés, soit la Moldavie et la Valachie. Après quatre siècles d'autonomie sous l'influence ottomane, la fusion en 1859 de ces territoires donnera naissance au Vieux Royaume de Roumanie, dont l'indépendance totale par rapport à l'Empire ottoman sera reconnue en 1878.

La conclusion de la Première Guerre mondiale, voit la Transylvanie, la Bucovine, la Bessarabie et une partie du Banat se rattachées à la Grande Roumanie qui succède au Vieux Royaume. À la Seconde Guerre mondiale, la Roumanie et son roi pro-Allié lutte contre les fascistes de la Garde de fer, allant jusqu’ à faire exécuter leur chef Corneliu Zelea Codreanu, pour garantir les frontières du royaume par le Royaume-Uni et la France. Alliée à la Russie par le pacte germano-soviétique de 1939, l’Allemagne considère la Roumanie comme un territoire hostile, et à l'été 1940, après l'effondrement de la France, l'oblige à rendre la Bessarabie à l'URSS, la Transylvanie du nord à la Hongrie et la Dobrogée méridionale à la Bulgarie. Amputée, la Roumanie ne pourra conserver que la moitié de son territoire de 1918. Par la suite, Hitler et la Garde de fer renversent la monarchie Roumaine pour la remplacer par le maréchal Ion Antonescu. Lors de l'Opération Barbarossa, Antonescu engage la Roumanie aux côtés de l'Allemagne en juin 1941 pour récupérer la Bessarabie. L'armée roumaine occupera la "Transnistrie", où il s'y livrera de nombreuses atrocités, puis l'armée roumaine sera envoyée au massacre jusqu'à Stalingrad. Un Conseil national de la Résistance s’organise entre les mouvements de partisans, les leaders des partis politiques démocrates interdits, et le roi Michel. Antonescu est renversé en août 1944: la Roumanie déclare alors la guerre à l'Allemagne. Le 6 mars 1945, un coup d'État communiste met fin au gouvernement issu de la Résistance, et le roi Michel est forcé d’abdiquer fin 1947 : la dictature communiste s'abat alors sur le pays jusqu'en décembre 1989, faisant 2 millions de morts civils (chiffre officiel) en 45 ans. En décembre 1989, le président communiste Nicolae Ceauşescu et sa femme sont fusillés lors d'une « révolution » manipulée par l'ancienne nomenklatura dans le but de sauvegarder ses avantages.

Légende populaire

chateau_de_bran_chateau_de_dracula.jpg La légende terrifiante de «Dracula» s'inspire de l'histoire du comte roumain Vlad Dracul (traduction: Vlad le Diable) qui vécut au 15e siècle et qui avait la réputation d'empaler ses ennemis capturés à la guerre. La photographie ci-contre montre le château du comte en Transylvanie.


Conditions géopolitiques



La Roumanie est un état de l’Europe de l’Est situé au carrefour de l'Europe centrale, membre de l’Union européenne et de l'OTAN. Pour qui cherche à définir la personnalité de la Roumanie, le premier caractère qui retient l'attention est sa diversité. La Roumanie est en fait un carrefour culturel. L'Histoire l'associe au monde balkanique, puisqu'elle a subi comme lui l'influence religieuse et artistique de Byzance et le joug ottoman. Mais elle n'atteste pas moins sa vocation carpato-danubienne, que la géographie impose, entre autres, une ouverture vers le monde germanique et hongrois, et par-delà, vers la civilisation occidentale, c'est-à-dire le catholicisme, la Réforme, le mouvement des lumières et le romantisme.

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(Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Villes_de_Roumanie)

Démographie

Demo1.jpgLa population de la Roumanie est de 22,2 millions d’habitants. Le tableau ci-contre présente la répartition de la population selon les principales villes du pays. Bucarest, capitale de la Roumanie, est la ville la plus populeuse du pays. De plus, on la surnomme le « Petit Paris » ou le « Paris des Balkans ».
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Sur le plan ethnique, la population est à 90 % roumaine et à 7 % hongroise. À l'instar d'autres langues du sud de l'Europe, le roumain descend directement du latin, bien que la Roumanie soit séparée des autres pays de langue romane par des régions de langue slave. Par conséquent,
les principales langues parlées, telles que montrées sur la carte ci-dessous, sont le Roumain et le Hongrois. Le pays compte plusieurs
minorités. Ainsi, les Tsiganes parlent le romani alors que d’autres minorités utilisent le parler ukrainien ou allemand. On observe également la pratique du turc, du russe, de l’italien et du grec.

Territoire et environnementcarte-roumanie.gif

Selon la carte ci-contre, les pays avoisinants de la Roumanie sont : au sud la Bulgarie, au nord l’Ukraine, à l’est la Moldavie et à l’ouest, la Serbie et la Hongrie. D’une superficie de 237 500 km2, le relief du territoire est très diversifié puisque la Roumanie est un pays montagneux au Nord et occupé au Sud par la vallée du Danube. À cet effet, à l'approche de la mer Noire, le fleuve forme un delta qui constitue une réserve naturelle pour d'innombrables oiseaux, migrateurs ou non.

Carpates2.jpgLes chaînes de montagnes sont, entre autres, les Carpates qui sont le prolongement des Alpes en Europe de l’Est, les monts Apuseni et les montagnes Rodna. Le sol est riche et propice à l’agriculture en particulier dans le secteur des plaines. À ce titre, il faut savoir qu’à la suite de la crise de 1929, la Roumanie était le principal fournisseur de l’Europe de l’Ouest en graines (céréales). (Crédit photo: Ionut Sorin, juin 2007. Les Carpates)

Barquesdanube.jpgParmi les principaux cours d’eau on dénote : le Danube, la Tisa, le Prout, le Mures, le Siret, l’Olt, le Somes, la Lalomita, l’Arges, le Timis et le Jiu. Ci-contre, une photographie du Danube.
(Crédit photo: Benjamine Lavigerie, juillet 2007. Barques sur le Danube)




Pour voir la Roumanie:
La vraie Roumanie – delta du Danube :
http://www.youtube.com/watch?v=A42jECODelk&feature=related

La vraie Roumanie – les montagnes (les Carpates) :
http://www.youtube.com/watch?v=pN36Oy6i-rg&feature=related


Climat

Le climat, quant à lui, est de type tempéré continental. Il ressemble fortement à celui que l’on retrouve dans les Prairies de l’Ouest canadien. Toutefois, le transfert entre les saisons se fait plus doucement en Roumanie qu’au Canada. Les températures hivernales s’apparentent davantage à celles du Québec, mais toutefois plus sèches et moins humide, en raison de l’absence du facteur vent et de l’air polaire.

Économie

La Roconomie_roumanie.1208507786.jpgumanie est riche en produits agricoles tels que les raisins, le maïs, les betteraves à sucre, le blé, la graine de tournesol, les pommes de terre, les œufs, l'orge, etc. Le produit intérieur brut du pays dépend en grande majorité des exportations. Le pays dispose de ressources naturelles considérables : pétrole, gaz naturel, charbon, fer, cuivre et bauxite. La métallurgie, la pétrochimie et la construction mécanique représentent ses principaux secteurs industriels. Le commerce extérieur avec l'Italie, l'Allemagne, la France, la république d’Ukraine, la Hongrie, les USA et la Turquie est bien établie. À cet effet, l'Allemagne et l'Italie sont des partenaires d’affaires importants pour la Roumanie.
(Crédit photo: Philippe Badouard, juin 2007. Charettes sur les routes de Roumanie)


La devise du pays est le LEU, qui signifie en français LION. Le coût de la vie en Roumanie est très bas. Les Roumains sont en général très pauvres et très pessimistes au regard de la situation économique qui sévit actuellement. À l’inverse de certains pays de l’Europe, la Roumanie est toujours en pleine crise économique. Certains estiment même que cela prendra au moins trois ans pour sortir la Roumanie de la crise. Selon les dernières données statistiques (2009), les trois quarts de la population pratiqueraient la survie tandis qu’un quart des personnes auraient des revenus insuffisants pour les dépenses de stricte nécessité comme se loger, se vêtir et se nourrir. Le salaire minimum brut est évalué à 600 lei. Le nord-est de la Roumanie (région de la Moldavie) figure parmi les régions européennes les plus pauvres. Certaines personnes vivent avec un salaire minimum d’environ 100 $ canadien par mois. Parmi les plus démunis se trouvent les retraités. Notons qu’en raison des régimes de retraite étatisés, beaucoup d’entre eux, après la chute du régime communiste, ont vu s’envoler leur fond de pension.

Système politique

La Roumanie est une république parlementaire multipartite, où le premier ministre est le chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est détenu par le gouvernement tandis que le pouvoir législatif est partagé entre le gouvernement et les deux chambres du Parlement.

Le président est élu par suffrage en ayant un mandat de 5 ans. En tant que chef de l’État, il est chargé de la sauvegarde de la Constitution, des affaires étrangères et du bon fonctionnement des autorités publiques. Il est également le commandant suprême des forces armées et président du Conseil suprême de défense nationale. Il nomme le premier ministre sur conseil du parti majoritaire au parlement. Si aucun parti ne détient la majorité, il consulte au préalable l’ensemble des partis représentés. Le premier ministre nomme les autres membres du gouvernement.

Dans une république parlementaire, il y a deux chambres soit la chambre des Députés et le Sénat. Les deux chambres doivent approuver les projets de loi. D’une législature à l’autre, on change en fonction des intérêts des chefs. La Constitution de 1938 est la constitution par laquelle on instaure la dictature royale et les trois suivantes s'inscrivent dans le cadre de la dictature communiste. Ainsi, la Constitution de 1991 a été adoptée après une période d'un demi-siècle de régimes dictatoriaux, consacrés, bien sûr, par des constitutions profondément non démocratiques. Par conséquent, la constitution rédigée à l’automne 1991 représente un moment historique de l'ère postrévolutionnaire de la Roumanie. Elle marque la fin de la période de transition du système totalitaire du Parti communiste unique à un système démocratique pluraliste, soit le passage d'une société très centralisée et bureaucratisée — où tout est contrôlé — à une économie de marché. Cette période correspond donc à la transition d'un système étatisé, où les abus de ceux qui détenaient le pouvoir constituaient des lois, à un État basé sur le respect de la loi comme expression de la souveraineté du peuple roumain.

post-traian-basescu.jpgLe président actuel de la république de Roumanie, Traian Bäsescu, a été réélu en décembre 2009. Le rôle du président est de conserver l’esprit de la Constitution. Le parti au pouvoir est Libéral démocratique, mais n’a rien à voir avec le Parti libéral que l’on retrouve au Canada et au Québec.
(Crédit photo: http://www.lexpress.fr/medias/453/roumanie_483.jpg)



Pour en savoir davantage il est intéressant de consulter les sites suivants : http://www.culture.gouv.fr/fr/arcnat/harsova/fr/f-roum.htm et http://fr.wikipedia.org/wiki/Roumanie

Pour voir la Roumanie:
Le Monde sans Roumanie (The world without Romania):
http://www.youtube.com/watch?v=zCf8NWJ8kzA


Conditions culturelles


Culture roumaine et communication

« Les Roumains : l’existence en est un miracle et leur langage, un mystère » (Raymond Poincaré, ancien ministre des Affaires étrangères de la France (1912 et 1922-1926)).

La culture roumaine est une culture de type humaniste. Or, elle place l’Homme au centre de toute création montrant ainsi un intérêt permanent pour la manière dont elle s’adresse à l’Homme, à partir du caractère démocratique évident acquis par la culture roumaine dans la période moderne. Par conséquent, elle signifie l’encouragement du développement harmonieux, dépourvu de toutes contraintes, de l’esprit humain, et du libre accès de tout le peuple aux biens de la civilisation moderne.

Si on l’observe du point de vue de la communication, la culture roumaine est aussi une culture à « contexte riche » dans laquelle les messages apparaissent couverts et implicites, aussi la communication non verbale joue donc un rôle très important. Les relations sont fortes et durables ainsi que l’engagement personnel, etc. Les Roumains sont extravertis : ils crient et dansent pour attirer l’attention sur eux et utilisent le toucher pour montrer leur confiance. En d’autres termes, on peut dire que la communication verbale roumaine s’apparente au type indirect (en raison du contrôle de la communication par l’état, qui a une certaine période, forçait l’utilisation de la métaphore pour faire passer des messages), élaborée (la libre expression n’est pas encouragée et le silence est très utilisé), contextuelle et affective. La communication non verbale a beaucoup d’importance (le regard, à titre d’exemple, est souvent utilisé pour compléter le non-dit, surtout quant il s’agit des messages concernant des sujets tabous comme la religion et la politique.

En Roumanie, sous la présidence de Nicolas Ceausescu (1974 à 19
89), une seule voix se faisait entendre, soit celle du gouvernement. Tous facteurs de la communication étaient restreints au service du discours totalitaire. L’information médiatique correspondait à l’information-programme : « elle dictait ce qu’il faut voir, savoir, dire, ne pas dire ; elle dictait la norme et s’imposait dans l’ensemble des normes, règles, interdits, qui contrôlaient les comportements des individus entre eux et dans la société. (Morin, 1981 :48). Avec la chute de Ceausescu et la révolution à la télévision, on a assisté du jour au lendemain à une violente libération de la communication. (TESSIER, 1995 :129)

Croyances, valeurs et normes

Parmi les croyances, les valeurs et les normes importantes en Roumanie, il y a la famille, la culture générale (particulièrement les arts), les droits et libertés des citoyens, le libre développement de la personnalité humaine, la justice ainsi que le pluralisme politique. En guise d’exemple, les minorités nationales sont respectées, elles disposent, entre autres, d’écoles et de facultés dans leur langue maternelle, de théâtres et d’opéras. En plus, les Roumains aiment l’art et les lettres, ils encouragent la littérature, la musique, la danse, le théâtre, et toutes autres formes artistiques.

La Roumanie a développé un champ culturel divers et ethnique. L’histoire des idées et des formes culturelles sur le territoire de la Roumanie met en évidence un processus unitaire, ininterrompu, couvrant plus de 12 000 ans. La culture roumaine moderne a, par conséquent, incorporé les éléments essentiels, typiques des époques précédentes. Citons ici les structures artistiques existantes qui ont conservé un stock fondamental solide de sensibilité et d’idées. Les efforts créateurs ont intégré quelques motifs ornementaux extérieurs, mais ont aussi garanti la présence des traits particuliers qui témoignent d’une réalité culturelle liée à des modalités variées de compréhension et d’expression.

Une autre caractéristique importante de la culture roumaine est l’esprit de synthèse. Se trouvant au carrefour de plusieurs directions dans la culture universelle, le territoire de la Roumanie n’a jamais été un simple récepteur des influences exercées de l’extérieur. Un «mélange» des formes culturelles autochtones, venues de l’Ouest comme de l’Est, s’est accompli dans ce pays depuis le début de sa formation. La culture roumaine possède le caractère de l’ouverture et une habileté à assimiler des idées et des formes appartenant à d’autres espaces de la culture, sans pourtant les imiter. L’espace roumain a produit au long des siècles, des idées et des valeurs culturelles originales, reconnues par quelques-uns des plus remarquables artistes et exégètes. C’est le cas de la grande contribution de Constantin Brancusi (sculpteur) à l’orientation de l’art moderne vers des interprétations novatrices, le rôle tenu par George Enescu dans l’accroissement du prestige de l’école roumaine de la musique, le rôle de Tristan Tzara de pionnier de l’avant-garde littéraire dans les premières décennies du 20e siècle, les nouveaux horizons ouverts par Eugen Ionescu à une modalité créatrice dans le théâtre moderne en sont de beaux exemples.

Dès la fin de la Deuxième Guerre mondiale, la société roumaine et ses valeurs ont été dans un état de changement, qui se poursuit encore aujourd’hui en raison de la chute du régime communiste en 1989, et de l’entrée du pays dans l’Union européenne.

1. Religion

orthodoxe.jpgLes Roumains sont très croyants, l'aspect religieux occupe donc une place importante dans leur quotidien. La religion chrétienne orthodoxe fut introduite au 16e siècle par les Bulgares. La plus grande partie des habitants ont été convertis plus tard et sont devenus orthodoxes. La religion catholique était aussi prépondérante à cause de l’Empire austro-hongrois. La religion islamique aussi présente sur le territoire est liée à la minorité musulmane. L’Église orthodoxe est toutefois indépendante d’un pays à l’autre puisqu’il n’y a pas de chef suprême comme le Pape, tel que l’on retrouve dans la religion catholique. La Roumanie compte environ 20 cultes dont la liberté est garantie par la Constitution. 87 % des Roumains pratiquent la religion orthodoxe, soient environ 19,7 millions de personnes tandis que 1,4 million est catholique. On retrouve également des cultes de type gréco-catholique, mosaïque et musulman. La photographie, ci-contre, présente l'intérieur d'une église orthodoxe à Bucarest.(Crédit photo : Livia Tereu, août 2005. Cathédrale orthodoxe à Cluj-Napoca)
Pour voir l’architecture et les cultes roumains:
La vraie Roumanie – architecture roumaine :
http://www.youtube.com/watch?v=Ppp3RtJUZxQ&feature=related

La vraie Roumanie – des monastères érigés à partir de 1300 et plus :
http://www.youtube.com/watch?v=wM-J6h2Qm_0&feature=related

2. Relations hommes - femmes

La Roumanie est encore de nos jours un pays passablement machiste (les valeurs masculines restent dominantes). Les femmes sont présentes et actives dans tous les domaines, mais, en quelque sorte, à l’ombre de l’homme. Peu de femmes dirigent et la politique reste une tâche très nettement masculine. Plusieurs hommes croient encore que la place des femmes est «aux fourneaux» et que les tâches ménagères sont aussi une responsabilité uniquement du genre féminin.

3.Loisir et sport

Les sports populaires sont le football, le rugby, le handball, le tennis, et plusieurs autres disciplines. Parmi les vedettes et idoles nationales, citons la reine des Jeux olympiques de Montréal, la gymnaste Nadia Comaneci, et le sculpteur Brancusi. La Roumanie a également de grands footballeurs. Les jeux de dés ainsi que les échecs sont un loisir courant chez les hommes en Roumanie. (Crédit photo: jipibi48, juillet 2007. Jeux de dés et d'échecs)

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4. Traditions, festivals et particularités culturelles

Parmi les traditions, festivals et particularités culturelles, le Caloianul est un festival et Dragaica est une coutume de moisson. Ils sont célébrés pendant l’été en Roumanie. La peinture occupe une place de choix dans le domaine de l’art. La peinture des dieux et des déesses religieux y est une pratique courante. On peut référer à cet instant à un des meilleurs peintres roumains, Nicole Grigorescu. Il est également reconnu pour son impressionnisme.

Les métiers ruraux sont également très populaires dans le pays. Les tarafs, les musiciens gitans et les bandes de musique exécutent principalement ces formes de musique. Banat, Bucovina, Crisana, Dobrogea, Maramues et Oas, etc. sont certaines des formes populaires de la musique folklorique roumaine traditionnelle. La musique tzigane (gitans, bohémiens, gipsys, romanichels (roms)) a influencé le folklore roumain.

Pour plus d’information, consultez le site :

www.fr.mapsofworld.com/country-profile/romania-economy-people-culture-and-flag.html.

En Roumanie lorsque l’on porte le nom d’un saint, on a deux anniversaires annuellement, soit le jour de la fête du Saint, si vous portez le même nom, on vous fête aussi. Voici des fêtes
importantes à retenir :

  1. Martisor (qui vient du mot mars) est la fête du printemps qui se célèbre le premier mars et pendant laquelle les hommes offrent aux femmes qu’ils aiment une petite broche liée à un fil coloré en blanc et rouge, appelée la breloque.
  2. La fête de Mucenicii, le jour des 40 saints, le 9 mars, on prépare toutes sortes de viennoiseries.
  3. Le 1er décembre est le «jour de l’union» (Ziua Unirii) et la fête nationale ou de l’union (en 1918) de toutes les provinces roumaines, et notamment de la Transylvanie.

5. Gastronomie

pt26628.jpgLa Roumanie produit d'excellents vins. Parmi les spécialités roumaines, rappelons, entre autres, les boulettes de viande grillées, les paupiettes au chou, le ragoût de porc à l'ail et aux oignons et les beignets à la crème et au fromage. Par contre, il existe beaucoup de mets typiques liés aux différentes régions ainsi qu'à la diversité culturelle de la Roumanie. Songeons à certains aliments tels que: Sarmale, mamaliga (style polenta), cozonac (tel montré sur la photographie), tocana de ciuperci, salata de vinette, etc. Ces plats régionaux ont souvent en commun l'utilisation de la crème sûre, la saumure ainsi que le chou dans leur préparation. (Crédit photo: jipibi48, juillet 2007. Cozonac)

6. Danse, musique et folklore La danse et la musique sont des éléments qui sont nécessaires de décrire si nous voulons comprendre la culture roumaine. En effet, les Roumains accordent une très grande importance au folklore et aux festivités.

ComorileTurzii.jpgLa majorité des festivals qui sont célébrés par les Roumains sont directement liés à l’Église orthodoxe. La plupart de ces fêtes sont soulignées à l’échelle nationale. Pour chacun de ces événements, les habitants de la Roumanie ont associé un style de musique et une danse bien particulière, que ce soit des traditions rituelles, des fêtes religieuses, des cérémonies ou autres.
(Crédit photo: Comorile Turzii, 2009)

Voici maintenant une liste de sept danses populaires roumaines :

  1. Joc Cu bâta (allegro moderato) : cette danse aurait vu jour au nord de la Transylvanie. Les danseurs utilisent un bâton pour marquer fermement le rythme de la danse.
  2. Brǎul (allegro) : la ville d’Egres aurait vu apparaître cette danse.
  3. Pe loc (moderato) : cette danse proviendrait aussi de la ville d’Egres.
  4. Buciumana (moderato) : c’est dans la province de Mureş que proviendrait cette danse populaire.
  5. Poarga romaneasca (allegro) : c’est dans la province de Bihor que proviendrait cette danse et son nom est issu de la Polka tchèque.
  6. Maruntel (l’istesso tempo) : cette danse tient ses origines de la ville de Beius.
  7. Maruntel (l’istesso tempo) : il s’agit d’une autre version qui, elle, est originaire de la ville de Nyagra.

Ces danses sont, pour la plupart, accompagnées de la muzica populara (musique folklorique) qui provient tout droit de la campagne roumaine. Il est à noter que aucun
autre pays européen ne possède un aussi grand nombre de musiciens de village. Il existe une très grande tradition musicale au sein des villages roumains, mais comme bien des traditions, elle tend à disparaître, du moins à diminuer. Bien que présente de façon importante dans le pays, la musique traditionnelle a tendance à changer beaucoup d’une région à l’autre de la Roumanie. Le style musical traditionnel que l’on retrouve le plus souvent de nomme la doina. C’est une musique poétique et remplie de mélancolie. Elle est jouée sur une mélodie lente accompagnée d’un rythme rapide.
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(Crédit photo: Teofil Ivanciuc, décembre 2006. Sighetu Marmatiel du Festival d'hiver)

Hymne de la Roumanie

Paroles françaises de Deşteaptă-te, române !

Frère Roumain, réveille-toi de ton sommeil de mort,
Où t'ont jeté tes barbares de tyrans!
Maintenant ou jamais, fais-toi un autre sort,
Auquel se soumettront tes ennemis méchants!

Maintenant ou jamais, démontre à chacun
Que dans nos veines coule un sang romain,
Que dans nos cœurs on garde fièrement un nom
Triomphant dans les combats, le nom de Trajan!

Regardez, ombres majestueuses, Michel, Étienne, Corvin,
La Nation roumaine, votre postérité,
Ses bras armés, votre feu dans ses veines:
«Vivre libre ou trépasser»!, crient tous.

Des prêtres, sous la croix, car l'armée est chrétienne,
Liberté est sa devise et son idéal sacré.
Mieux vaut mourir en se couvrant de gloire
Qu'être de nouveau esclaves sur notre terre ancienne!

L’hymne national de la Roumanie découle de la poésie d'Andrei Mureşanu (1816-1863), poète de type romantique, journaliste ainsi que traducteur. Le poème « Un răsunet » (Un écho) a inspiré cette oeuvre, à laquelle la musique de Gheorghe Ucenescu (1830-1896), chanteur et professeur de musique, est venue donner toute sa personnalité.

Pour écouter l'hymne:
http://www.e-voyageur.com/sejour/voyages/hymne-roumanie.htm

Pour en savoir plus:
http://www.routard.com/guide/roumanie/1315/culture.htm
http://www.romaniatourism.com/
http://www.routard.com/guide/roumanie/1315/culture.htm

Pour voir les costumes traditionnels:
La vraie Roumanie – costumes traditionnels :
http://www.youtube.com/watch?v=afPj-QDX2gQ&feature=related


De Roumain à Québécois


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Selon Cosmin Constantinescu, il n’existe pas de différences marquantes entre les deux cultures, mais certains aspects nous distinguent. La liberté serait, à son avis, ce qui démarque le plus la culture québécoise de la culture roumaine. Il affirme avoir développé très jeune un instinct de survie lié à sa jeunesse passée sous un régime communiste. Pour lui, le Québec signifie la liberté, l’espoir, la vie, la possibilité de faire des choix. « Ici, les gens peuvent dire ce qu’ils pensent et ils peuvent s’exprimer. Là-bas nous avons appris à utiliser des métaphores, s’étaient le seul moyen pour nous comme pour les artistes, de passer des messages au gouvernement et à la population alors qu’ici la chanson engagée et l’humour décrient les abus s'il y a lieu.

À son arrivée à Montréal, la saleté de la ville comparativement à Bucarest, qui est une ville de deux millions d’habitants, l’a laissé perplexe. Il considère que la philosophie de vie européenne est complètement différente de la philosophie de vie nord-américaine telle que l’on vit au Québec.

Du point de vue de la politique, le contexte politique roumain est très différent du Québec. Avant 1989, il s’agit d’un système fermé, un régime communiste. Le territoire est étatisé, la communication est contrôlée, la liberté d’expression est absente. Cet élément, malgré la chute du Régime, a encore de nos jours une certaine influence sur le processus de communication roumain, ce qui n’est pas le cas du Québec. Il rappelle qu'à partir de 1984, le système a expiré et tout était rationalisé : le sucre, le beurre.
Cosmin Constantinescu a vécu le changement drastique de système en Roumanie, qu’il qualifie comme étant une démocratie déguisée, notamment une simulation de démocratie. Aujourd’hui, selon ses propos, la corruption, sous une autre forme, sévit toujours en Roumanie, laissant la place aux opportunistes de tout acabit. Rien de tel se retrouve au Québec.

En lien avec la langue, le roumain s’écrit comme il se parle. À cet effet, les doubles consonnes ou les voyelles sont inexistantes, seul prévaut un vocabulaire complexe issu de plusieurs langues (allemande, slaves, romane, etc.). Au Québec, on parlerait plutôt de nuances de la langue française et de personnalités.

Certaines règles sont aussi différentes entre les deux cultures. En Roumanie, par principe, c’est toujours, toujours l’homme qui paye. Ainsi, dans un couple, le budget est mis en commun, peu importe le lien entre le couple et l’état social des deux personnes. Au Québec, cela relève du choix des conjoints. Certains préfèreront avoir des comptes de banque indépendants, et d’autres mettront en commun leurs économies.

Lors de fêtes ou de célébrations, c’est toujours celui qui célèbre qui organise la fête en Roumanie et en assume les frais. Les amis offrent des cadeaux et des fleurs. Aussi pour un mariage comme pour un baptême, ce sont les hôtes qui défrayent pour la cérémonie, la réception, l’hébergement, et autres services pour les invités. Pour les hôtes, c’est un honneur que de vous recevoir. Au Québec, se sont les autres qui paient les frais, les parents pour un mariage ou les amis pour un anniversaire. De plus, nous devons par principe offrir un cadeau qui couvre plus que les frais de notre couvert.

La culture roumainpt50218.jpge et la culture québécoise ont en commun la débrouillardise, aux dires de
Cosmin Constantinescu. Les deux peuples se ressemblent sur cet aspect puisqu’ils n’ont pas besoin de règles ou d’encadrement pour obtenir ce qu’ils veulent. Il ajoute que les Roumains aiment discuter de tout et de rien, tout comme les Québécois. La religion orthodoxe tout comme la religion catholique découle du christianisme. Nous célébrons sensiblement les mêmes fêtes religieuses.
(Crédit photo: Laurent Dubreuil, 2004 - Pâques en Roumanie)

Adaptation à la culture québécoise



Cosmin Constantinescu a connu une excellente intégration lors de son arrivée aimages.jpegu Québec.Bien qu’il s’est dit légèrement déçu par rapport à l’image qu’il se fît de la province avant son immigration, ce dernier adore vivre au Québec et ne regrette aucunement sa décision. Avant d’arrêter son choix sur le Québec, Constantinescu hésitait entre trois destinations précises; l’Europe de l’Ouest, l’Australie ou le Canada, le Québec plus précisément. Il a finalement arrêté son choix sur le Québec puisqu’il convoitait une maîtrise en développement durable et environnement à l’Université de Sherbrooke. Son adaptation au niveau scolaire s’est particulièrement bien déroulée, il affirme que le programme qu’il a suivi à Sherbrooke était complémentaire au programme suivi en Roumanie.

Il y a plusieurs facteurs qui ont facilité l’adaptation de Cosmin Constantinescu au sein de notre pays. En premier lieu, il maîtrisait déjà la langue première parlée ici au Québec, soit le français. À l’école, dans son pays natal, Constantinescu avait appris le français et l’anglais, mais celui-ci affirme qu’il avait mis l’emphase sur le français. Il était donc beaucoup plus aisé pour lui de venir s’installer au Québec puisqu’il pouvait communiquer avec les gens, trouver un emploi rapidement, effectuer ses études à Sherbrooke sans difficulté linguistique, etc. Cosmin Constantinescu nous a raconté une anecdote concernant ce passage, lorsqu’il est arrivé au Québec, il est allé au Wal-Mart pour se procurer des meubles et des objets essentiels. Lorsque son tour est venu de payer ses articles, la caissière croyait qu’il parlait une autre langue puisque son accent était assez prononcé. De plus, il a acquitté son achat à l'aide de sa carte de débit, à ce moment, la caissière lui a demandé s’il voulait de l’argent supplémentaire, Constantinescu ne saisissait pas pourquoi elle lui offrait de l’argent alors qu'il voulait payer.

Une seconde raison expliquant pourquoi Constantinescu a opté pour le Québec est le climat. Les températures ici et celles qu’il a connues dans son pays d’origine sont similaires et cela représentait un autre élément favorisant grandement son adaptation à son nouvel environnement. Cosmin Constantinescu était relativement jeune lorsqu’il a immigré au Québec, il avait 29 ans. Cela représente aussi un élément favorisant l’intégration au sein d’un pays inconnu. De plus, sa femme, Mirela, est venue le rejoindre deux ans après son arrivée et ils se sont mariés ici au Québec et ils ont eu un petit garçon.

Par contre, Cosmin Constantinescu nous a fait part d’un élément qu’il a trouvé plus pénible lors de son arrivée. Il a eu de la difficulté à faire reconnaître ses compétences acquises hors de notre pays. Par exemple, toutes les expériences de travail qu’il avait acquises en Roumanie n’étaient pas reconnues au Québec, cela faisait en sorte qu’il était nettement défavorisé face aux autres candidats même s’il détenait plus d’expertise qu’eux.

Pour ce qui est de la communication interculturelle, Constantinescu affirme que bien qu’il parlait la langue française lors de son arrivée, il lui arrivait souvent de trouver pénible de suivre une discussion entre Québécois. Même aujourd’hui, après cinq ans de résidence au Québec, lorsqu’il est fatigué il a de la difficulté à saisir parfaitement ce que les gens veulent dire. De plus, il affirme que nous sommes un peuple très attentif aux autres et que nous lui avons appris à écouter les gens dans son entourage.

Lorsque nous regardons le parcours qu’il a effectué, sa situation familiale et l’emploi qu’il occupe nous pouvons facilement constater que Cosmin Constantinescu s’est très bien adapté à la culture québécoise et ce dernier nous affirme n’avoir aucun regret concernant le choix qu’il a fait.

Conclusion



Grâce à ce travail d'équipe ainsi qu’à la recherche qu’il a entraînée, nous avons beaucoup appris non seulement sur la culture roumaine, mais également sur nous. Mieux nous connaître face à l’inconnu. Au cours du travail, notre perception a évolué, notre regard sur la Roumanie a changé. Les membres de l’équipe ont donc pris conscience, au fur et à mesure que le travail avançait, de l’importance d’être plus ouvert afin de mieux comprendre les personnes issues d’autres cultures. La Roumanie était pour la plupart d’entre nous, un pays inconnu relativement à ses aspects de culture, d’histoire, de langue, de politique et autre.

La vision que nous avions de ce pays était très loin de la réalité. Pour nous, il s’agissait d’un pays de l’Est, davantage associé à la Russie qu’à l’Empire romain et à la langue latine. Ici, l’expérience a été révélatrice, car de nombreux aspects culturels ont montré des points en commun entre la Roumanie et le Québec. Mais, pour réaliser cette prise de conscience, il aura fallu échanger et partager de l’information, la communication interculturelle est donc au cœur de la relation que nous avons entretenue avec notre collègue roumain. Par conséquent, nous sommes convaincus aujourd’hui que faire preuve d’ouverture d’esprit et de tolérance sont des éléments qui favorisent l’apprentissage et la connaissance d’une autre culturelle, mais ce sont aussi des attitudes essentielles à de saines relations entre des personnes de cultures différentes. Finalement, nous remarquons que la culture roumaine est le résultat de la fusion de plusieurs cultures, de l’influence des changements qui sont survenus dans le pays depuis plus de 12 000 ans. Aujourd'hui, la culture roumaine s'avère très riche, car elle conserve des éléments typiques de chaque époque de son histoire et elle continue à incorporer ces éléments dans la modernité, et ce, sans pour autant nuire aux autres traits caractéristiques plus anciens.

Ce travail a été très enrichissant sur le plan personnel, mais aussi sur le plan professionnel, car il a demandé la participation de tous les membres de l’équipe à chacune des étapes du travail. La correspondance courriel et l’interaction qui s’en suivait témoignent de l’implication et de l’intérêt de tous membres de l’équipe. Malheureusement, en raison de la distance, il n’a pas été possible pour nous tous d’assister à l’entrevue, ce qui est très dommage. Par contre, tous les membres ont participé et collaboré à la réalisation de cette page. Merci à tous pour les précieux échanges tant sur le forum que dans le cadre du travail.


Bibliographie et médiagraphie


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Crédits photos : Benjamine Lavigerie (Juillet 2007. Barques du Danube)), JIIPIBU48 (Juillet 2007, Cozonac) Francine Aubry, Guillaume d’annoville, Teolfi Ivanciuc (Décembre 2006. Festival d’hiver), Ionut Sorin (Juin 2007. Carpates), narcisal (Août 2006. Delta du Danube), Laurent Dubreuil (Avril 2004. Célébrations de Pâques), Anne-Marie Navratil (Juillet 2005. Fileuse de laine), Philippe Badouard (Juin 2007. Charrette sur la route), Livia Tereu (Août 2005. Cathédrale orthodoxe – Cluj-Napoca). Consultée le 16 juin 2010.

MAGAZINE L'EXPRESS. En ligne.
http://www.lexpress.fr/medias/453/roumanie_483.jpg. Consulté le 16 juin 2010.




Annexe - Questionnaire et entrevue


Date de l’entrevue : 21 mai 2010


PARTIE I – Questions personnelles




  1. Quel est votre de nom? Cosmin Constantinescu
  2. Est-ce un nom commun en Roumanie? Oui, est aussi commun que Fortin ou Tremblay au Québec.
  3. Quelle est votre profession? Directeur général (Spécialiste en environnement et en développement durable)
  4. Quel âge avez-vous? 34 ans
  5. Votre lieu de résidence au Québec? Québec
  6. Quelle est votre formation académique? Études en environnement. Baccalauréat en Roumanie et maîtrise à l’Université de Sherbrooke.
  7. Combien d’années d’études cela représente? 24 à 25 incluant le primaire et le secondaire, je ne sais pas. 19 ans en réalité.
  8. Vous êtes originaire de quelle ville en Roumanie? Bucarest, le nom de la ville vient de Bucur, un berger qui se serait établi le premier sur l'emplacement actuel. En roumain, bucur signifie joie, de nombreux écrivains roumains surnomment Bucarest la ville de la joie.
  9. Cette ville ce situe dans quelle région? Vraiment dans la partie sudiste, c’est la capitale. Située au sud de la Roumanie, au coeur de la Grande plaine de Muntenia, la ville est construite sur la rivière Dâmboviţa, sous-affluent du Danube.
  10. Parlez-nous de votre famille. Votre père et votre mère? Ils sont roumains. Mon père était ouvrier, il est décédé il y a plusieurs années en Roumanie. Ma mère était analyste économique, elle travaillait pour le gouvernement roumain. Elle est maintenant retraité. De plus, elle doit attendre 2 à 3 ans avant d’immigrer au Canada définitivement. Mon arrière-grand-père était maire.
  11. Des frères et/ou des sœurs? Aucun. Seulement des cousines et cousins en Roumanie.
  12. Votre famille est-elle originaire de Roumanie? Oui, mon épouse Merila est roumaine. Elle est venue me rejoindre au Québec deux ans plus tard. Nous nous sommes mariés au Québec après son arrivée.
  13. Le niveau de vie ou la classe sociale de votre famille? Moyenne
  14. Votre statut avant votre arrivée et aujourd’hui? Divorcé, soit célibataire. Aujourd’hui marié.
  15. Votre conjointe ou vos enfants sont-ils Roumains ou Québécois? Mon unique fils, Alexandru est né au Québec l’été dernier. Il a donc les deux nationalités.
  16. Avez-vous encore beaucoup d’amis en Roumanie? Oui et j’ai gardé de très bonnes relations. Mes amis sont tous demeurés en Roumanie, mais je me suis fait beaucoup d’amis ici.
  17. Quel genre de conditions de vie aviez-vous auparavant ? J’étais vendeur pour une entreprise française. J’avais sensiblement le même niveau de vie qu’ici. Toutefois, le contexte économique était difficile, la Roumanie vit beaucoup de fluctuations économiques, nous n’avons pas le même calme qu’au Canada. Avant et après la chute du régime communiste. Nous étions de la classe moyenne, le régime était communiste, donc l’état prenait en charge l’éducation. Après la chute du régime, nous avons gagné la liberté d’expression, mais nous avons perdu beaucoup sur le plan socioéconomique. La corruption s’est installée. De plus, la démocratie n’est pas aussi démocratique qu’elle semble paraître. Moi, je voulais améliorer mes conditions de vie ainsi que ma qualité de vie. Je souhaitais travailler en environnement et en Roumanie s’était très mal payé. Chez les jeunes on n’a une vision, mais les volets environnemental et social en Roumanie ne sont pas considérés comme des priorités, et ce, contenu du contexte social dans lequel j’ai grandi. Quand j’étais petit les idées étaient sur papier, s’était le régime communiste, dans la vraie vie s’était une toute autre chose. Aussi même s’y concrètement on est à jour avec l’entrée prochaine du pays dans l’Union européenne, la conscience sociale de l’environnement n’est pas la même qu’ici.
  18. Retournez-vous parfois en Roumanie ? S’il le faut oui, mais mis à part de retourner en tant que touriste, je n’ai pas d’intérêt. À l’occasion, ma mère y vit toujours pour l’instant avec ma grand-mère. De plus, toute la famille de ma femme demeure en Roumanie. Ma mère attend l’autorisation d’immigrer au Canada. Je fais tout pour qu’elle puisse venir nous rejoindre le plus tôt possible, mais cela prendra 2 à trois ans.
  19. Depuis combien d’années résidez-vous au Québec ? 5 ans.
  20. Pour quelles raisons avez-vous quitté votre pays natal ? Pour poursuivre mes études à l’Université de Sherbrooke en développement durable et en environnement.
  21. Qu’est-ce qui vous a attiré vers le Québec ? le Canada ? Parce que je suis né en 1976 et que Nadia a été la reine des jeux de Montréal, elle est un symbole qui a vraiment ouvert les portes à la Roumanie. Je blague un peu là. J’avais plusieurs choix pour immigrer soit en Europe de l’Ouest ou en Australie. Mais, le climat du Canada ressemblait beaucoup à celui de la Roumanie. Par ailleurs, je parlais déjà français. J’aime le hockey et j’ai toujours pris pour le Canada contre la Russie. Le Canada s’était un rêve de petit garçon. La qualité de vie au Canada même si je n’étais jamais venu avant d’immigrer me semblait meilleur qu’ailleurs. Par contre, j’ai été un peu déçu à mon arrivée, je m’attendais à plus, mais j’ai appris à voir au-delà de mon imagination. Il faut bâtir son rêve et non le voir déjà construit avant d’arriver. Les USA et le Canada anglais ne m’intéressaient pas. Le programme d’études à Sherbrooke était complémentaire à celui suivi en Roumanie.
  22. Quels sont les éléments qui ont fait penché la balance, quant à votre choix de pays d’accueil? La langue, entre autres, j’ai appris le français et l’anglais à l’école, mais j’avais axé sur le français. C’était plus facile d’immigrer au Québec que dans une autre province en raison du style de vie et des possibilités d’emplois dans mon domaine d’études.
  23. Avez-vous des regrets face à votre choix ? Non, je me félicite même.
  24. Quel a été pour vous le choc le plus important à votre arrivée ? La saleté de Montréal. J’ai le droit de dire cela. Je pensais les gens plus évolués. J’étais habitué à vivre dans une grosse ville, Bucarest, plus de 2 millions d’habitants, mais une ville propre. Je ne m’attendais vraiment pas à cela. Il y a deux philosophies de vie, j’ai réalisé que la philosophie de vie européenne était complètement différente de la philosophie de vie nord-américaine telle qu’on retrouve à Montréal

PARTIE II – Questions portant sur le pays


  1. Quelles sont les langues parlées en Roumanie? Principalement le roumain et le hongrois, mais il y a beaucoup de minorités comme les tsiganes qui parlent le romani ainsi que d’autres minorités qui parlent ukrainien et allemand. Il y a également des turcs, russes, italiens, grecs.
  2. Quelle est la langue officielle? Le Roumain.
  3. Comment la langue Roumaine s’est-elle formée? A une racine latine, elle a la même grammaire que l’italien, le français, etc. Le vocabulaire technique a des racines allemandes. Il y beaucoup d’influences des peuples qui ont envahi successivement le territoire. Il n’existe pas de langue seconde en Roumanie, se sont de langues étrangères.
  4. En ce qui a trait à l’éducation, en quelle langue est dispensé l’enseignement? Généralement en Roumain. Par contre, la France et la Roumanie ont une longue tradition d'amitié et de coopération. De nombreux jeunes Roumains ont, à l'école, à l'université ou dans leur famille, côtoyé et apprécié la culture, la littérature, l'histoire et la langue françaises.
  5. Est-ce que c’est attribuable à tous les niveaux (primaire, secondaire, collégial et université)? Oui, mais à partir du secondaire on peut choisir d’aller dans des écoles pour une autre langue ou encore choisir de faire son année dans une autre langue (style profil langue au Québec). Certains cours sont accessibles dans une autre langue selon son choix. Les hongrois qui vivent en Roumanie ont donc la possibilité de faire leurs études en hongrois. On n’impose pas la langue Roumaine, mais on est obligée de l’utiliser. Dès la 5e année on apprend des langues étrangères qui dépendent de l’Institut d’enseignement. Si on choisi une langue, tous les cours sont accessibles dans cette langue. Au primaire ce sont les parents qui décident pour l’enfant, mais au secondaire les jeunes peuvent choisir. À titre d’exemple, je faisais mon cours en roumain, mais j’apprenais le français et l’anglais. D’autres choisissent le russe ou le grecque.
  6. Est-ce que vous apprenez des langues secondes ? Si oui, lesquelles? Ce ne sont pas des langues secondes, mais plutôt des langues étrangères. Le français et l’anglais surtout. Le français est associé à la culture. Dans les pays de l’Est, quand on parle français, c’est un signe de culture.
  7. Quels sont les dialectes présents dans le pays? Leur emplacement géographique? La grande variété ethnique en Roumanie sont les Hongrois, Roma, Ukrainiens, Allemands, etc. Quelques autres membres de la minorité existent également dans le pays. Ce sont les Russes et les Turcs.
  8. D’où vient le nom ROUMANIE? Il vient de Rome, romain. (România, le nom de ce pays, est relié à Rome, ancienne capitale de l’empire romain et à l'empire byzantin dont le nom officiel était Ρωμανία (România).
  9. Quelle est la capitale de la Roumanie? Bucarest, surnommée aussi "le petit Paris" ou "le Paris des Balkans".
  10. Quelle est la population (environ) de la Roumanie ? Plus de 22 millions.
  11. Où se situe la Roumanie? Quels sont ses pays voisins? Au sud la Bulgarie, au nord l’Ukraine, à l’est la Moldavie, à l’ouest, la Serbie et la Hongrie. (La Roumanie (ou România) est limitée au nord par l’Ukraine, à l’est par la Moldavie et la mer Noire, au sud par la Bulgarie et à l’ouest par la Serbie et la Hongrie).
  12. Décrivez l’environnement du pays et le territoire? Réseau hydrographique, relief, ressources naturelles, etc. Le relief est diversifié, des montagnes et des plaines, comme la plaine du Danube ou les Carpates qui sont le prolongement des Alpes en Europe de l’Est. Le sol est riche pour l’agriculture surtout dans les plaines. Suite à la crise de 1929, la Roumanie approvisionnait l’Europe de l’Ouest en graines : céréales. Cours d’eau : le Danube, la Tisa, le Prout, le Mures, le Siret, l’Olt, le Somes, la Lalomita, l’Arges, le Timis et le Jiu. Les montagnes : les Carpates - les Monts Apuseni - les montagnes Rodna.
  13. Quel type de climat retrouve-t-on en Roumanie? La température selon les saisons? (hiver, été, automne, printemps - minimum et maximum de saison) Un climat tempéré continental que l’on retrouve dans Les Prairies de l’Ouest Canadien. Le transfert entre les saisons se fait plus doucement. Les températures sont sensiblement comme au Québec, mais beaucoup plus sèches moins d’humidité. Pas de facteur vent et pas d’air polaire directement.
  14. Quelles sont les principales ressources naturelles? Beaucoup de métaux exploitables, la forêt et le bois, on dit que la Roumanie est un pays riche en richesses pauvres. Ce qui veut dire un peu de tous, mais pas assez pour fournir les marchés à grandes échelles.
  15. Décrivez le système politique roumain de votre jeunesse à aujourd’hui? Dans ma jeunesse c’était un système fermé, un régime communiste. Étatisée, la communication était très difficile, car gérée par l’État, c’était de la propagande. Nous avions droit à 10 minutes de dessins animés par semaine, soit le dimanche, car le samedi mes parents travaillaient. Un système contrôlé, un territoire contrôlé. Du point de vue de la communication, je rappelle toujours aux gens du troisième âge qui pensent que cela était mieux, que nous ne pouvions s’exprimer librement. Jusqu’à l’âge de six ans, je me rappelle que nous vivions bien, mais à partir de 1984, le système a expiré, tout était rationnalisé, le sucre, le pain, l’huile, nous n’avions même pas droit à de la viande. Nous devions faire la queue pour obtenir notre ration de nourriture. J’ai vécu le changement de système, une simulation de démocratie qui a favorisé l’opportunisme, je l’appelle encore une démocratie sauvage ou chacun cherche à profiter du système, c’est encore pire de nos jours à mon avis. Il y a beaucoup de corruption en Roumanie.
  16. Quelle est la procédure pour élire un député, premier ministre, un président? Une république parlementaire, il y a deux chambres, soit la chambre des Députés et le Sénat. Les deux chambres doivent approuver les projets de lois. D’une législature à l’autre, on change en fonction des intérêts des leaders. Généralement, on vote sur une liste pour le parti, l’image du parti l’emporte sur l’image du candidat. Cela représente un grand défi démocratique car on ne vote pas pour les individus, mais pour la ligne de parti. Le système d’élections municipales relève du même parti, avec des candidats locaux.
  17. Qui dirige le pays actuellement? Traian Bäsescu a été réélu en décembre 2009. Le rôle du président est de conserver l’esprit de la constitution. Le parti au pouvoir est Libéral démocratique, mais attention cela n’a rien avoir avec le parti Libéral que l’on retrouve ici.
  18. Quelles sont les grandes divisions territoriales? Trois grandes divisions territoriales composent la Roumanie qui autrefois comptait huit provinces (la Bucovine, la Moldavie, la Dobroudja, la Munténie, l’Olténie, la Transylvanie, le Banat et le Crisana-Maramures): la Moldavie occidentale (avec la Bucovine), la Valachie (avec l’Olténie et la Dobroudja) et la Transylvanie-Banat (avec le Crisana-Maramures). De plus, la Roumanie est formée présentement de 40 « judeţe » ou « départements »(ce qu’on appelle au Québec des MRC), qui exclut la ville de Bucarest.
  19. La Roumanie est constitué de quelles ethnies? Et combien en % approximativement. Quelle est leur langue officielle pour chacune d’elle? La composition ethnique et la répartition religieuse dénotent la domination de la souche roumaine (89,5 %) et du culte orthodoxe (69,9 %). Catholique (6,1 %) ou réformée (5,9 %), la minorité hongroise, répartie en plusieurs îlots en Transylvanie, représente 7,7 % de la population. La minorité allemande, qui donna un style particulier à de nombreux villages et villes transylvains, représente aujourd'hui 100.000 personnes. On compte près 2,5 millions de tsiganes.
  20. Quelle est l’histoire de la Roumanie? L’histoire de la Roumanie est étroitement liée aux grands Empires. Particulièrement, l’Empire Romain (population mixte), Ottaman et Austro-Hongrois, des échanges avec les grecs en raison d’échanges commerciaux par la Mer Noire. Naissance de la Roumanie en 1864 par un roi Allemand (monarchie jusqu’en 1945, tombée avec l’arrivée des russes, soit l’armée rouge).
  21. Nommez de grands moments historiques qui ont marqué le pays. La chute du régime communiste (la révolution roumaine, série d’émeutes et de protestations) et l’exécution du président de la République de Roumanie, Nicolae Ceausescu, le 25 décembre 1989. Il était le principal dirigeant depuis 1965. La gloire de Nadia Commenci à Montréal en 1976 a contribué à faire connaître le pays dans le monde.
  22. Parlez-nous de la culture officielle du pays? Les roumains aiment les arts et les lettres comme la littérature, la musique, la danse, le théâtre, etc. plusieurs de nos artistes renommés se sont expatriés vers d’autres pays, particulièrement en France. Il y a de grands écrivains : Mihai Eminescu, Lucian Blaga, Mihail Sadoveanu, Tristan Tzara, Hélène Vacaresco, Panaït Istrati, Emil Cioran, Eugène Ionesco, Mihail Sebastian, Mircea Eliade, Nichita Stănescu, Dumitru Tsepeneag, etc. Ainsi que des musiciens, les roumains adorent danser. Musiciens de musique classique : Ciprian Porumbescu, Georges Enesco, Dinu Lipatti, Clara Haskil, Marcel Mihalovici, Radu Lupu, Leontina Vaduva… ; de musique folklorique : Gheorghe Zamfir, Taraf de Haïdouks... Beaux-Arts : le sculpteur, Constantin Brâncuşi, les peintres : Nicolae Grigorescu, Nicolae Tonitza, Ion Ţuculescu.
  23. Est-ce qu’il y en a d’autres? La fille du président Elena Băsesci (politicienne), des sportifs, etc.
  24. Qu’est-ce qui la distingue de la culture québécoise ? Je crois que l’on se ressemble beaucoup. Les Québécois ont beaucoup d’humour tout comme les Roumains, ils aiment la musique et faire la fête. Toutefois, je pense que c’est la liberté qui nous distingue le plus. Dès notre jeunesse en Roumanie on développe un instinct de survie est-ce en raison du régime communiste, je ne sais pas, car aujourd’hui aussi les gens doivent se battre pour se nourrir et se loger malgré la démocratie. Le Québec sent la liberté, l’espoir, la vie, c’est la possibilité de faire des choix. Au quotidien on sent cette liberté chez le Québécois. Les Québécois sont francs, ils sont capables de rire de leurs politiciens. En Roumanie pour s’exprimer et dénoncer le système nous utilisions des métaphores, c’était le seul moyen que les artistes avaient pour passer des messages à la population et au gouvernement. Nous faisions de la critique intelligente, les mots étaient pesés. On parlait de langue tout à leur, et bien nous on écrit comme on parle. On n’a pas de double consonnes ou voyelles, seulement on a un vocabulaire complexe qui vient de plusieurs langues, le ph demeure un f en roumain.
  25. Quels sont les fêtes religieuses et les jours fériés? 1er & 2 Janvier: Nouvel an; 1er Mai: Jour des labours; Lundi après le pâque orthodoxe; 1er Décembre: Jour de l'Union (Ziua Unirii) et fête nationale où l'on célèbre l'Union, en 1918, de toutes les provinces roumaines, et notamment de la Transylvanie, alors rattachée à l'ancien Royaume de la Roumanie; 25 & 26 Décembre: Noël.
  26. Parlez-nous des principales traditions roumaines? Le 1er mars, à la fête du printemps (Martisor vient du mot mars), les hommes offrent aux femmes qu'ils aiment une petite broche liée avec un fil spécifique, coloré en blanc et rouge, qui s'appelle la breloque, cette tradition existe également en Bulgarie. Le 9 mars, le jour des 40 saints, c’est la fête de Mucenicii, on prépare pour l'occasion toutes sortes de viennoiseries. En Roumanie, lorsque l’on porte le nom d’un saint, à titre d’exemple comme Jean, et bien à la fête de Saint-Jean on vous fête également. Aussi les personnes qui portent le nom d’un saint ont deux anniversaires annuellement. Les familles étaient nombreuses et la famille roumaine est très importante.
  27. Quelle est la religion principale en Roumanie? Est-ce qu’il y en a d’autres? Au 16e siècle, la religion chrétienne orthodoxe fut introduite par les Bulgares. La plus grande partie des habitants se sont convertis et ont adopté la religion orthodoxe. Or, prépondérante orthodoxe, mais aussi la religion catholique en raison de l’Empire Austro-Hongrois ainsi que la religion islamique en lien avec la minorité musulmane. Toutefois l’église orthodoxe est dépendante d’un pays à l’autre, il n’y a pas de chef suprême comme le pape pour la religion catholique.
  28. Sur quelle économie repose le pays ? Diversité économique. La Roumanie est riche en produits agricoles tels que les raisins, le maïs, les betteraves à sucre, le blé, la graine de tournesol, les pommes de terre, les œufs, l'orge et d'autres choses. La Roumanie dépend des affaires d'exportation pour la majeure partie de son revenu. Certains des produits qui sont exportés vers les pays étrangers sont quelques produits chimiques, produits métalliques, habillement, machines industrielles, marchandises électriques, pharmaceutiques, etc. Les états avec lesquels la Roumanie est principalement impliquée pour le commerce d'exportation, sont l'Italie, l'Allemagne, la France, le R-Ukraine, la Hongrie, les USA et la Turquie. Cependant l'Allemagne et l'Italie jouent le rôle le plus important dans les affaires. La Roumanie projette enrôler son nom en tant que membre de l'union européenne dans le prochain futur.
  29. Quels sont les attraits touristiques du pays? Le Delta du Danube est un écosystème unique au monde, la forêt Cormoran, le monastère de Sinaïa, le « petit Paris » de Bucarest, pays Bârsei, la mer Noire, les Carpates, etc. Plusieurs villes présentent une architecture médiévale.
  30. Quel est le transport le plus privilégié? Les infrastructures ? Comme dans toutes les villes européenne je dirais le train, mais on retrouve les mêmes infrastructures qu’en Amérique du Nord (aéroports, gares, etc.). Dans les villes tous les moyens de transports sont présents (autobus, tramway, automobiles, etc.). Les villes ont été construites en fonction du train, car il n’y avait pas de voiture. Le transport en commun est reconnu et bien organisé. Le transport en commun a toujours été privilégié.
  31. Quelle est la devise du pays? Le LEU (lion en français), car nous sommes pas encore dans l’Union européenne.
  32. Décrivez le coût de la vie en Roumanie? Salaire minimum. Les roumains sont très pauvres et très pessimistes sur la situation économique actuelle. En fait, il vive encore la crise économique et c’est très difficile. Certains estiment que cela prendra trois ans pour s’en sortir. Trois quarts de la population pratiquent la survie précise et un quart des personnes ont des revenus insuffisants pour les dépenses de stricte nécessité. Actuellement le salaire minimum brut est évalué à 600 lei. Le Nord-est de la Roumanie (région de la Moldavie) figure parmi les régions européennes les plus pauvres. Il y a des gens qui doivent vivre avec un salaire minimum d’environ 100 $ canadien par mois pour se loger et se nourrir. Il existe des retraités qui ne peuvent plus vivre en raison des régimes de retraite qui étaient étatisés, beaucoup d’entre eux après le changement de régime, sont devenus des démunis.
  33. Au niveau de la gastronomie, nommez des mets typiques du pays? Beaucoup de mets typiques selon le territoire, des plats régionaux qui utilisent à la crème sûre, la saumure, le chou, etc. : Sarmale, mamaliga (style polenta), vins roumains, cozonac, tocana de ciuperci, salata de vinette, etc.
  34. Quels sont les sports populaires? Football, rugby, handball, tennis, etc.
  35. Quels sont les héros nationaux, stars, idoles, etc ? Nadia Commenci (sport), le sculpteur Brancusi (arts) et certains fouballeurs.

PARTIE III – Questions portant sur l’intégration



  1. Parlez-nous de votre démarche pour immigrer au Québec en y incluant des anecdotes (décrivez les gens, les endroits visités, le climat). À ce sujet, à mon arrivée je suis allé chez Walmart pour m’acheter quelques meubles et autres accessoires de maison, et bien que je parlais français, la caissière m’a demandé dans quelle langue je m’exprimais, car elle ne me comprenait pas. Je n’étais pas habitué avec le système bancaire par la carte, la dame ne cessait de me demander si je voulais de l’argent supplémentaire et je ne comprenais pas. Je crois qu’elle était de la Gaspésie.
  2. Ce qui vous a marqué à votre arrivée? Y a-t-il des choses qui vont ont surpris? Moi j’ai préféré Québec, le charme de Québec, la propreté de Québec, j’aime vivre à Québec au Québec. Je le disais plus tôt, Montréal est une ville sale.
  3. Que diriez-vous à quelqu'un qui souhaite venir vivre au Québec ? Quels conseils lui donneriez-vous ? De venir avant, de visiter le Québec et de venir demeurer dans une famille québécoise quelques temps avant d’immigrer. Je connais des Roumains qui n’ont pas été capables de s’adapter au système Nord Américain qui caractérise le Québec. Plusieurs immigrants sont confinés à Montréal et connaissent peu l’esprit québécois, soit la culture du Québec. Montréal est une grande ville et comme toute les métropoles, elle ne donne pas le vrai visage du Québec.
  4. Est-ce facile ou difficile de s’intégrer au Québec? Parlez-nous des difficultés que vous avez rencontrées? Ce qui est difficile, c’est la reconnaissance des acquis et des compétences. Actuellement, souvent nous devons refaire nos études. Il faut avoir la volonté de reprendre ses études pour travailler dans sa profession au Québec.
  5. Donnez-nous des trucs qui ont facilité votre intégration? Décrivez votre environnement de travail ? Votre intégration, les relations avec les collègues de travail, les partenaires d’affaires, le savoir-faire, les négociations, etc. Je suis venu pour travailler et poursuivre mes études. J’ai rapidement compris qu’on ne reconnaissait pas mon expérience de travail en Roumanie. J’ai donc décidé de poursuivre mes études. Heureusement, mes études de premier cycle en Roumanie ont été créditées, ce qui m’a permis de faire une maîtrise dans le domaine du développement durable et de l’environnement. Une fois que j’ai obtenu mon diplôme de 2e cycle, cela a été très facile d’intégrer le marché du travail. J’ai trouvé rapidement par l’entremise de mon stage. Je me suis nettement amélioré au point de vue de la langue française depuis mon arrivée. J’avais l’avantage de parler la langue en arrivant, mais j’avais de la difficulté à suivre les conversations, particulièrement en fin de journée à cause de la fatigue. Parfois, encore aujourd’hui, il y a des moments difficiles lorsque je suis épuisé. Par ailleurs, ce que j’apprécie c’est le travail d’équipe et multidisciplinaire. En Roumanie le travail d’équipe se passe entre les gens de même formation, on parle d’intelligence individuelle qui se prononce sur un sujet précis, des opinions souvent divergentes qui ne font pas consensus. Alors qu’au Québec, les professionnels de différents secteurs d’activités peuvent travailler ensemble sur un même projet, de façon concertée, on recherche la consolidation des forces. C’est très enrichissant. En Roumanie la concertation se fait après. Au Québec, même si cela prend plus de temps, la concertation se fait avant la mise en œuvre d’un projet. La population de la région de Québec est assez homogène, parfois à cause de mon accent je sens que le regard des gens est différent. Souvent les gens cherchent à savoir l’origine de mon accent. Je prends cela comme un compliment. Je considère que j’ai été très bien accueilli dans le milieu de travail. Surtout la reconnaissance de ma capacité intellectuelle et non pas le fait que je sois d’un autre pays. C’est vrai qu’il y a toujours des exceptions.
  6. Parlez-nous des relations hommes-femmes dans votre pays? Comment un homme aborde une femme, les premiers pas, les fréquentations, le mariage... C’est comme en Italie, on attire l’attention des femmes, on crie, on danse, les femmes répondent également par différents gestes. Nous sommes plus extravertis que les Québécois.
  7. Croyez-vous qu'il existe des ressemblances ou des différences entre les relations hommes-femmes de votre pays et celles au Québec. Donnez des exemples. En Roumanie, il n’existe pas un budget à elle et un budget à lui. Nous partageons tout. Les femmes portent le nom du mari. L’homme n’accepte pas qu’une femme paie pour lui. Nous avons beaucoup de ressemblances, car dans les villages ou à la campagne, c’est comme au Québec, les convenances sont souvent plus de rigueur. Alors que dans les grandes villes, la vie de couple est plus libertine. J’étais surpris au début de voir au Québec que des gens mariés payaient chacun leurs affaires. Moi, je me suis adaptée à la vie au Québec, mais du point de vue du couple, je suis Roumain, je perpétue donc la tradition, que voulez-vous j’ai des réflexes liés à mon éducation. Aussi ma femme et moi partageons tout, nous avons un seul portefeuille.
  8. Pensez-vous des fois à retourner vivre dans votre pays ou à l’extérieur du Québec ? Non je ne souhaite point retourner vivre en Roumanie. Par contre, j’irais en dehors du Québec si des opportunités s’offraient à moi dans mon secteur d’activité. Aucun intérêt pour les Etats-Unis même s’il y a des opportunités de carrières, car la mentalité est très différente de celle qu’on retrouve au Canada et au Québec. J’aime le Québec.
  9. Qu’est-ce qui pourrait motiver votre départ du Québec? Un défi sur le plan de ma carrière en Amérique du Sud ou en Europe de l’Ouest.
  10. Quelle est votre vision de la culture québécoise ? Qu’avez-vous appris des Québécois. J’ai appris à écouter les autres. J’apprécie aussi la capacité de vivre pour soi mais de vivre pour d’autre également. C’est ici que j’ai vécu l’exercice démocratique, je ne connaissais pas cela, car en Roumanie c’est une démocratie plutôt factice. Il est certain qu’il me manque des repères culturels pour répondre adéquatement à cette question. Je commence à peine à étudier l’art, la littérature et la culture générale d’ici. Par contre, dans mes cours d’intégration, j’ai étudié les paroles des chansons de la Bolduc. Suis-je un vrai québécois pour autant ?
  11. Quels liens avez-vous conservé avec votre pays ? Famille et amis, relations d’affaires, professionnelles, etc. La plupart de mes professeurs en Roumanie m’ont appuyé par des références pour que je puisse poursuivre mes études au Québec., je suis en relation avec eux. Mes amis Roumains sont venus au Québec pour mon mariage et pour le baptême de mon fils. Ils étaient heureux de constater que je devenais Québécois.
  12. Y a-t-il une communauté roumaine au Québec ? Vit-elle en milieu urbain ou rural ? Une petite communauté Roumaine vit à Québec, mais plusieurs Roumains sont installés à Montréal, il y a aussi des Roumains dans la plupart des régions du Québec. Je connais un médecin sur la Côte-Nord, un ingénieur en Gaspésie, etc. Les opportunités professionnelles sont surtout en région. Moi, dès que je suis arrivée au Québec, j’ai cherché à sortir de la communauté Roumaine pour mieux m’intégrer, c’est pourquoi j’ai préféré Québec à Montréal. Je ne voulais pas rester dans un ghetto, enraciné dans ma culture. Je voulais m’intégrer. Je crois que les immigrants qui vont vers les régions facilitent leur intégration à la collectivité, car ils s’imprègnent de la culture québécoise et partagent les intérêts du milieu. Ils ont une autre vision du Québec que celle de la ville. Pour bien vivre dans un pays, il faut bien comprendre la société dans laquelle on vit. Je n’ai rien contre la pluralité des immigrants, mais il était important de bien assimiler l’esprit québécois. Je crois que les québécois sont différents du reste du Canada. Ils sont exubérants, ils ont des racines latines comme les Roumains. Ils aiment discuter sur tout et rien. Les Canadiens anglais sont plus discrets. Je m’exprime parfois plus fort que les québécois. Je trouve que les Roumains comme les Québécois sont débrouillards, ils n’ont pas besoin de règles ou d’encadrement pour obtenir ce qu’ils veulent.
  13. Cette communauté est-elle fortement enracinée ? Organisation d’activités, promotion de la culture roumaine, bénévolat, etc. Il y a des fêtes chaque année par l’entremise de l’Église orthodoxe. Nous nous entraidons pour des familles dans le besoin ou autres, nous fêtons des événements en petits groupes, mais pas ensemble comme les irlandais.
  14. Êtes-vous membre d’une association sociale, professionnelle, réseau d’affaires ou autre du Québec? Pas membre de clubs sociaux. Je soutiens l’Église orthodoxe, mais je ne participe au conseil d’administration. Je n’ai pas d’ordre professionnel. Toutefois, j’ai un excellent réseau d’affaires.

PARTIE IV – Questions portant sur la communication entre les gens




  1. Décrivez l'interaction en matière de communication entre les gens en Roumanie. De manière générale, les Roumains sont directs. Bien sûr, il existe comme partout dans le monde, une différence d’approche entre les gens de la ville et les gens des milieux plus ruraux, dans le sens que les ruraux sont plus ouverts. En Roumanie, il n’existe pas des discriminations de sexe, race ou autres et je peux dire que les femmes sont très bien représentées en société (de plus, elles sont plus nombreuses que les hommes). Pour ce qui traite des gestes d’accueil ou de rencontres, oui, les Roumains et les Roumaines sont très chaleureux et expriment toujours ouvertement leur bonheur de rencontrer quelqu’un qu’ils connaissent.
  2. Quelles sont les différences entre les Roumains et les Québécois dans leur approche? Je ne crois pas qu’il existe des différences marquantes entre nos cultures. Pourtant, je considère que les Québécois et les Québécoises sont plus réservé(e)s devant des personnes qu’ils rencontrent pour la première fois.
  3. Existe-t-il des règles précises ou des gestes distinctifs? Par principe, en Roumanie, au restaurant, c’est toujours, toujours l’homme qui couvre les frais. Aussi un homme Roumain ne laissera jamais son invitée assumer les frais d'une verre ou d'un repas, même au Québec.Également, dans un couple, il n’existe pas de budgets séparés, peu importe les liens entre les conjoints et l’état social des deux personnes. En ce qui concerne les fêtes ou les célébrations, c’est toujours celui qui est célébré ou qui organise la fête qui assume les frais. Aussi les amis offrent des cadeaux et des fleurs. À titre d’exemple, pour un mariage ou un baptême, c’est ceux qui se marient ou qui baptisent leur enfant qui assument l’ensemble de la fête, incluant les repas, les déplacements, l'hébergement des invités,etc.
  4. Des traditions populaires? Le mois de mars est considéré comme le mois des femmes. Premièrement, avec le mois de mars nous considérons que le printemps arrive. Le 1er mars nous avons une fête qui s’appelle Mărțişor et qui date depuis de millénaires (avant la conquête des Romains) et toutes les femmes reçoivent des hommes des petits bijoux ou des petits artefacts liés avec un fil rouge et blanc. Ces bijoux qui s’appellent également, Mărțişor sont portés par les femmes sur leur chemise pour montrer de cette manière la reconnaissance envers les hommes qui leurs ont offert. Toujours au mois de mars, mais le 8 mars c’est la journée de la femme et toutes les femmes reçoivent des fleurs et des cadeaux. Chez nous sont très populaires les bouquets de fleurs coupées et je peux te dire que le 1er et le 8 mars les fleuristes font les plus grandes ventes de l’année. Les Roumains aiment beaucoup les fleurs qui sont un signe de tendresse, d'amitié et d'amour.